Ce qu'on entend par streetwear
Tout ce qui se trouve ici se porte en dehors du tatami. Ce n'est pas de l'équipement d'entraînement et ça ne prétend pas l'être : pas de compression, pas de promesse de séchage rapide, pas de tissu technique. Du coton, des impressions, et des coupes qui fonctionnent à la sortie du dojo, dans la voiture du retour, et le samedi après-midi.
Cette gamme existe parce que le jiu-jitsu ne s'arrête pas quand la séance se termine. La plupart des pratiquants y pensent bien plus que les quatre heures hebdomadaires passées sur le tapis, et préfèrent ne pas l'afficher en rashguard de compétition.
Les trois familles
Les sweats à capuche sont la pièce qu'on enfile après l'entraînement, quand la température du corps chute vite et que la porte du dojo s'ouvre sur un parking froid. Coton épais, sérigraphie plutôt que sublimation, ce qui permet à l'impression de s'assouplir avec le temps au lieu de craqueler.
Les tee-shirts sont la couche du quotidien, et celle qui passe le plus souvent en machine. Sérigraphie là encore, pour la même raison.
Les pantalons complètent l'ensemble pour qui veut l'accord complet, ou préfère simplement quelque chose de moins rigide qu'un jean un jour d'entraînement.
La sérigraphie, et pourquoi ça compte
La sérigraphie dépose l'encre à la surface du tissu. Elle donne une impression qu'on sent sous le doigt, des couleurs franches, et une texture qui évolue au fil des années : l'encre s'assouplit, les contours perdent en netteté, et le vêtement finit par avoir l'air porté plutôt qu'usé.
La contrepartie, c'est qu'une sérigraphie n'aime ni la chaleur ni les lavages agressifs. Retourne le vêtement, lave à 30 °C, oublie le sèche-linge, et ne repasse jamais directement sur l'impression. À ce régime, un sweat sérigraphié survivra à plusieurs rashguards techniques.
Les tailles
Le streetwear se coupe plus large que l'équipement d'entraînement. Prends ta taille habituelle pour un tombé normal, ou une taille au-dessus si tu aimes l'épaule tombante, qui est la façon dont se portent la plupart des sweats aujourd'hui.
Le coton rétrécit légèrement au premier lavage, principalement en longueur. Entre deux tailles sur un sweat, la plus grande est le choix prudent.
Des séries limitées
Certains modèles sont produits une fois et ne sont pas réédités. Quand une taille est partie, elle est partie, et la pièce rejoint l'outlet plutôt que d'être réimprimée. C'est un choix assumé : une petite marque qui réédite tout finit par ressembler à toutes les autres petites marques.










