Grammage kimono JJB : GSM, tissage et pearl weave
Quel grammage kimono JJB choisir ? La question revient à chaque achat, et la réponse tient dans deux chiffres que les fiches produits résument en trois mots : le grammage et le tissage. Deux kimonos de jiu-jitsu brésilien peuvent afficher le même prix, la même taille et la même couleur, et se comporter de manière radicalement différente au bout de six mois de tatami. Ce guide explique ce que ces deux données décrivent réellement, ce qu’elles changent à l’entraînement et en compétition, et comment les utiliser pour choisir sans se tromper.
Ce que le grammage mesure, et ce qu’il ne mesure pas
Le grammage s’exprime en GSM, pour grams per square meter, soit le poids d’un mètre carré du tissu de la veste. Un kimono annoncé à 450 GSM utilise une toile dont chaque mètre carré pèse 450 grammes. C’est une mesure de densité du tissu, rien de plus.
Trois précisions comptent, parce qu’elles sont à l’origine de la plupart des malentendus :
- Le GSM concerne la veste, pas le kimono entier. Le pantalon obéit à une autre unité (voir plus bas). Un kimono « 450 GSM » ne pèse pas 450 grammes, il pèse entre 1,2 et 1,9 kg selon la taille.
- Le GSM ne dit rien de la qualité du coton ni des finitions. Une toile dense mal cousue, avec un col mou et des coutures simples aux poignets, s’usera avant une toile plus légère bien construite.
- Le GSM ne dit rien du tissage. Deux vestes à 450 GSM tissées différemment n’ont ni le même toucher, ni la même souplesse, ni le même comportement quand un adversaire saisit la manche.
À retenir : le grammage est un indicateur utile, mais c’est un indicateur parmi d’autres. Il devient parlant seulement quand on le lit avec le tissage, le pré-rétrécissement et le poids réel du kimono dans votre taille.
Les plages de grammage et à qui elles s’adressent
Le marché s’est resserré ces dix dernières années autour d’une bande étroite : un grammage kimono JJB se situe presque toujours entre 350 et 550 GSM. Voici comment se répartissent les usages.
| Grammage | Profil du tissu | Pour qui | Limites |
|---|---|---|---|
| 350 à 400 GSM | Léger, souple dès le premier port, sèche vite | Compétiteurs qui surveillent la pesée, pratique en climat chaud, entraînements quotidiens avec peu de temps de séchage | Se froisse plus, marque plus vite aux zones de saisie. Attention : sous 380 GSM, la veste sort des clous de l’homologation IBJJF. |
| 400 à 475 GSM | Polyvalent, c’est le standard actuel | La grande majorité des pratiquants, deux à cinq entraînements par semaine | Compromis, donc excellent nulle part et bon partout |
| 475 à 550 GSM | Dense, rigide au début, s’assouplit avec les lavages | Pratique intensive, gabarits lourds, pratiquants qui veulent un kimono qui dure plusieurs années | Lourd sur la balance, long à sécher, inconfortable en été |
| Au-delà de 550 GSM | Très dense, héritage des kimonos de judo | Usage marginal en JJB aujourd’hui | Encombrant, cher, peu adapté au jeu de garde moderne |
Un point contre-intuitif mérite d’être posé : un kimono plus lourd n’est pas un kimono meilleur. Une toile dense résiste mieux aux saisies répétées, mais elle est aussi plus difficile à saisir pour vous. Beaucoup de compétiteurs de haut niveau s’entraînent en 450 GSM et combattent en 350 ou 380 GSM, pour la seule raison qu’ils gagnent quelques centaines de grammes sur la balance.
Le tissage : ce qui se passe dans la toile
Un tissu est le croisement de deux ensembles de fils : la chaîne, tendue dans le sens de la longueur, et la trame, qui passe en travers. La manière dont ces fils s’entrecroisent définit le tissage. C’est ce qui donne au tissu son relief, sa souplesse et sa résistance à densité égale.
| Tissage | Construction | Grammage courant | Comportement |
|---|---|---|---|
| Pearl weave « grain de riz » | Alternance de trames lâches et de trames serrées, qui crée de petits reliefs réguliers en surface | 350 à 550 GSM | Le standard actuel, et de loin le tissage le plus répandu sur les kimonos vendus aujourd’hui. Bon rapport entre poids, souplesse et durabilité. C’est le tissage retenu sur l’ensemble de la gamme ATHOM. |
| Single weave | Tissage le plus simple : un fil de trame passe alternativement dessus puis dessous chaque fil de chaîne | 375 à 500 GSM | Léger, souple immédiatement, économique. Moins résistant dans le temps aux saisies appuyées. Historiquement le kimono d’entrée de gamme. |
| Gold weave | Fils de chaîne épais intercalés entre des fils fins, ce qui produit un aspect en échelle | 550 à 750 GSM | Compromis historique entre le single et le double weave, réputé solide. Souvent plus sujet au rétrécissement. Devenu minoritaire depuis la généralisation du pearl weave. |
| Honeycomb « nid d’abeille » | La trame saute plusieurs fils de chaîne, formant un motif hexagonal en relief | Proche du gold weave | Toucher très texturé, densité élevée. Peu répandu, surtout présent sur des séries limitées. |
| Double weave | Deux nappes de chaîne tissées ensemble, d’où une épaisseur double | 800 GSM et plus | Très résistant, très lourd. Issu du judo. Quasiment disparu du JJB : trop rigide et trop chaud pour un jeu au sol prolongé. |
| Diamond weave « losange » | Croisements décalés formant un motif en losanges réguliers en surface | Variable, souvent entre 400 et 550 GSM | Positionné entre le single weave et le gold weave : plus dense et plus texturé qu’un single, plus léger qu’un gold. Le relief en losanges offre une bonne accroche. Appellation propre à certains fabricants, sans définition normalisée. |
| Crystal weave | Variante du pearl weave, à trame plus lâche, d’aspect vannerie | Variable | Toucher plus souple et plus gonflant qu’un pearl weave classique, facile à saisir. Réputé rétrécir davantage. Peu répandu. |
| Ripstop | Fils de renfort insérés en quadrillage à intervalles réguliers, qui bloquent la propagation d’une déchirure | Très léger | Utilisé principalement sur les pantalons, rarement sur les vestes. Excellent rapport résistance/poids, séchage rapide. |
Attention aux noms commerciaux
Trois familles sont techniquement bien définies : le single weave, le double weave et le pearl weave. Les autres appellations (gold, diamond, honeycomb, crystal, et leurs déclinaisons « plus », « pro » ou « premium ») relèvent en partie du vocabulaire commercial. Deux marques peuvent employer le même nom pour deux toiles différentes, et il n’existe aucune norme qui définisse ce qu’est un diamond weave.
La conséquence est simple : le nom du tissage seul ne suffit pas à comparer deux kimonos. Regardez toujours le couple grammage plus tissage, et si possible le poids réel du kimono dans votre taille. C’est le trio qui décrit la toile, pas l’étiquette.
Pourquoi le pearl weave a gagné
Le pearl weave permet d’obtenir une toile résistante à un grammage modéré. C’est exactement ce que cherche le JJB moderne : un kimono qui tient les saisies de manche et de col sans peser deux kilos. Le single weave restait fragile, le gold weave était lourd, le double weave rendait le combat au sol pénible. Le pearl weave a réglé les trois problèmes en même temps, ce qui explique sa domination sur le marché.
Le pantalon obéit à une autre unité : l’once
Les fabricants n’expriment presque jamais le pantalon en GSM, mais en onces (oz), une unité de poids au yard carré héritée du textile américain. Un pantalon de JJB se situe généralement entre 8 et 12 oz. Deux matières se partagent le marché :
- Le canvas (toile de coton). Robuste, dense, un peu rigide au départ. C’est le choix classique pour un pantalon qui doit encaisser les appuis genoux au sol et les frottements sur tatami.
- Le ripstop. Nettement plus léger à résistance comparable, sèche plus vite, moins chaud. C’est le choix des kimonos de compétition et des pratiquants qui s’entraînent en salle surchauffée.
Un point réglementaire à connaître : pour un kimono destiné à la compétition IBJJF, le manuel uniforme impose au pantalon une construction sergée ou ripstop, dans une fourchette de 220 à 300 g/m². Le mot « canvas » recouvre des réalités variables selon les fabricants, il désigne parfois un sergé. Si vous visez l’homologation, demandez la construction exacte, pas le nom commercial.
Un même modèle peut exister avec l’une ou l’autre matière. Sur la gamme ATHOM, le 96 Mundial et le Skylar reçoivent un pantalon ripstop 10 oz, tandis que l’Iconic, le Defend et le Camo Black V2 reçoivent un canvas 10 oz. À grammage de veste identique, le pantalon fait basculer le kimono du côté léger ou du côté robuste.
Grammage, poids réel et pesée en compétition
C’est le point où le grammage cesse d’être une abstraction. En compétition IBJJF, l’athlète est pesé en portant son kimono et sa ceinture. Il n’y a qu’une seule pesée, avant le premier combat, sans tolérance : un dépassement entraîne la disqualification, sans changement de catégorie ni remboursement. Les modalités exactes figurent sur la page officielle des pesées.
C’est aussi la raison pour laquelle un grammage kimono JJB se choisit différemment selon que vous montez sur un tatami de compétition ou que vous enchaînez les entraînements du soir.
Entre un kimono de 380 GSM avec pantalon ripstop et un kimono de 550 GSM avec pantalon canvas, l’écart de poids en A2 peut dépasser 400 grammes. Sur une catégorie serrée, cet écart décide seul de l’admission. Ajoutez à cela l’humidité : un kimono en coton dense absorbe la transpiration et gagne du poids au fil de la journée de compétition.
Conseil pratique : pesez votre kimono complet, dans votre taille, avec la ceinture, avant de vous inscrire dans une catégorie. C’est la donnée qui manque le plus souvent aux compétiteurs, et elle se mesure en trente secondes sur une balance de cuisine. Les poids par taille sont indiqués sur chaque fiche produit ATHOM.
Ce que l’IBJJF contrôle réellement
C’est le point le plus mal compris du sujet. On lit souvent que la fédération se moque du grammage. C’est faux : le manuel uniforme destiné aux fabricants fixe des bornes précises, à la fois sur le grammage et sur le type de tissage.
| Élément | Veste | Pantalon |
|---|---|---|
| Grammage autorisé | 380 à 650 g/m² | 220 à 300 g/m² |
| Composition | 100 % fibre cellulosique (coton, chanvre, bambou, eucalyptus), ou au minimum 90 % de fibre cellulosique et au maximum 10 % de synthétique | 100 % fibre cellulosique, ou au minimum 55 % de cellulosique et au maximum 45 % de synthétique |
| Construction | Tissu tressé gaufré obligatoire. Les constructions canvas et sergé sont refusées. | Sergé ou ripstop obligatoires |
| Couleurs | Blanc, bleu royal ou noir. Le bleu marine est expressément refusé. Veste et pantalon de la même couleur, sans détail de couleur différente. | |
Les mesures relevées lors du contrôle avant combat s’ajoutent à ces contraintes de matière :
| Élément | Règle |
|---|---|
| Épaisseur du col | Entre 1 et 1,3 cm |
| Largeur du col | Entre 4,5 et 5 cm |
| Longueur de la veste | Doit descendre sur la cuisse |
| Longueur des manches | À 2 cm maximum du poignet, bras tendu à l’horizontale |
| Ouverture de manche | 7 cm minimum sur toute la longueur |
| Longueur du pantalon | À 2 cm maximum au-dessus de la malléole |
| Ampleur du pantalon | 7 cm minimum, mesurés du genou vers le bas |
Deux enseignements pratiques. D’abord, un kimono sous 380 GSM ne peut pas être homologué, ce qui fixe un plancher au jeu de l’allègement en compétition. Ensuite, la contrainte de construction explique la domination du pearl weave : c’est un tissu tressé gaufré, donc conforme par nature, là où une veste en toile canvas est refusée quel que soit son grammage.
Le détail complet, patchs, renforts, étiquetage et ceinture, est traité dans notre guide des règles IBJJF. Ces valeurs proviennent du manuel uniforme destiné aux fabricants, publié par l’IBJJF. Vérifiez la version en vigueur avant une compétition, le document évolue.
Pré-rétréci : la donnée que personne ne regarde
Le coton rétrécit. Un kimono qui n’a pas subi de traitement de pré-rétrécissement peut perdre plusieurs centimètres aux manches et à la longueur de veste dès les premiers lavages, ce qui suffit à faire passer une manche sous la limite réglementaire des 2 cm au poignet.
Un kimono pré-rétréci a été lavé et séché en usine avant la coupe. Il bouge encore un peu, mais dans des proportions maîtrisées. Les tissages denses type gold weave sont réputés rétrécir davantage que le pearl weave, mais le traitement compte plus que le tissage lui-même.
Trois règles suffisent à limiter le phénomène : lavage à froid (30 °C maximum), séchage à l’air libre, jamais de sèche-linge. Le reste est détaillé dans notre guide d’entretien du kimono.
Quel grammage kimono JJB selon votre profil
Vous débutez
Visez 400 à 450 GSM en pearl weave, avec un pantalon canvas. C’est le réglage le plus tolérant : assez souple pour ne pas gêner, assez solide pour encaisser une année d’apprentissage. Ne payez pas pour un grammage élevé dont vous n’avez pas encore l’usage. Notre guide du premier kimono reprend le sujet de zéro.
Vous vous entraînez trois à cinq fois par semaine
Deux kimonos en 450 GSM valent mieux qu’un seul en 550 GSM. La rotation permet un séchage complet entre deux séances, ce qui prolonge la durée de vie du tissu bien plus efficacement qu’un grammage supérieur.
Vous compétitez
Un kimono homologué en 380 à 400 GSM, avec pantalon ripstop, réservé aux compétitions. En dessous de 380 GSM, l’homologation IBJJF n’est plus possible. Vous gagnez sur la pesée et sur l’absorption d’humidité. Gardez votre kimono d’entraînement plus lourd pour le quotidien.
Vous vous entraînez dans une salle chaude
Descendez en grammage et privilégiez le ripstop sur le pantalon. Le confort thermique et le temps de séchage priment sur la durabilité théorique.
Quel grammage kimono JJB dans la gamme ATHOM
Tous nos kimonos utilisent un tissage pearl weave et un coton pré-rétréci. Ce qui les distingue, c’est le grammage de la veste et la matière du pantalon.
| Modèle | Veste | Pantalon | Profil | Homologation |
|---|---|---|---|---|
| Skylar | 380 GSM pearl weave | Ripstop 10 oz | Léger, orienté compétition et pesée | IBJJF et CFJJB |
| Camo Black V2 | 420 GSM pearl weave | Canvas 10 oz | Intermédiaire, entraînement quotidien | NON IBJJF |
| 96 Mundial | 450 GSM pearl weave | Ripstop 10 oz | Polyvalent, allégé par le pantalon ripstop | IBJJF et CFJJB |
| Iconic | 450 GSM pearl weave | Canvas 10 oz | Polyvalent robuste, entraînement intensif | IBJJF et CFJJB |
| Defend | 450 GSM pearl weave | Canvas 10 oz | Polyvalent robuste | IBJJF et CFJJB |
Le poids exact du kimono, taille par taille, est indiqué sur chaque fiche produit. C’est la donnée à vérifier avant une inscription en compétition.
Questions fréquentes
Un kimono à 450 GSM est-il meilleur qu’un kimono à 350 GSM ?
Non, il est différent. Le 450 GSM résiste mieux aux saisies répétées et dure plus longtemps en entraînement intensif. Le 350 GSM pèse moins sur la pesée, sèche plus vite et reste confortable en salle chaude. Le bon grammage dépend de votre pratique, pas d’un classement de qualité.
L’IBJJF impose-t-elle un grammage minimum ?
Oui. Le manuel uniforme de l’IBJJF fixe le grammage de la veste entre 380 et 650 g/m², et celui du pantalon entre 220 et 300 g/m². Il impose aussi un tissu tressé gaufré pour la veste (le canvas et le sergé sont refusés), un sergé ou un ripstop pour le pantalon, une composition à dominante de fibre cellulosique, et l’une des trois couleurs autorisées : blanc, bleu royal ou noir.
Quelle différence entre pearl weave et gold weave ?
Le pearl weave alterne des trames lâches et serrées, ce qui crée de petits reliefs en grain de riz, à un grammage modéré. Le gold weave intercale des fils de chaîne épais entre des fils fins, donnant un aspect en échelle et un tissu plus lourd, généralement au-delà de 550 GSM. Le pearl weave s’est imposé parce qu’il offre une résistance comparable pour un poids nettement inférieur.
Qu’est-ce que le diamond weave ?
C’est un tissage dont les croisements décalés forment un motif en losanges visible en surface. Il se situe entre le single weave et le gold weave : plus dense qu’un single, plus léger qu’un gold, avec un relief qui offre une bonne accroche. Attention, l’appellation n’est pas normalisée : deux fabricants peuvent désigner par « diamond weave » deux toiles différentes. Comparez le grammage et le poids réel du kimono plutôt que le seul nom du tissage.
Le ripstop est-il moins solide que le canvas ?
Non, il est solide autrement. Le ripstop intègre des fils de renfort en quadrillage qui empêchent une déchirure de se propager. À poids égal, il résiste très bien. Le canvas offre une meilleure résistance à l’abrasion, ce qui compte sur les appuis genoux au sol. Le ripstop est plus léger et sèche plus vite.
Mon kimono va-t-il rétrécir ?
Un coton pré-rétréci bouge encore légèrement sur les premiers lavages, mais dans des proportions maîtrisées. Lavez à froid, séchez à l’air libre et n’utilisez jamais de sèche-linge. La valeur de rétrécissement attendue est indiquée modèle par modèle sur nos fiches produits.
Quel grammage kimono JJB pour un débutant ?
Entre 400 et 450 GSM en pearl weave. C’est le réglage le plus polyvalent : suffisamment souple pour un débutant, suffisamment résistant pour tenir une année complète d’entraînement.
Pour aller plus loin
Guide des tailles
Mesures réelles, entre-deux tailles, coupes femme
Règles IBJJF
Couleurs, mesures, emplacement des patchs
Entretien
Lavage, séchage, durée de vie
Tous nos kimonos
Grammages de 380 à 450 GSM, pearl weave
